Le Concupiscent
Inspiré par une amie qui m'est chère...
A San Francisco, j'ai rêvé
A San Francisco, j'ai fantasmé
A San Francisco, j'aurai aimé te baiser
Lieu d'ouverture, de débauche pour certain, la ville respire la liberté sexuelle, les années 68 et les expériences nouvelles. C'est dans cet état d'esprit que Sophie et moi la visitions en tout cas.
Première soirée dans la ville. Après une journée chargée de visites, nous aspirons à nous détendre. L'avenue de broadway nous a été conseillé pour son ambiance très glamour... Broadway, c'est un peu le pigalle local, une avenue gigantesque, des bars à strip-tease, des sex-shops. Nous commencons la soirée par un verre dans un bar tout proche. Comme à son habitude, après deux verre, je devine une lueur lubrique dans les yeux de Sophie. La belle a faim, et me le fait savoir par des poses suggestives. Elle ne cesse de croiser et décroiser ses longues jambes, tant et si bien que la fente de sa jupe finit par en découvrir un peu trop pour me laisser stoïque. Mais ce n'est qu'un jeu pour elle, elle connait sa force et mes faiblesses. Pouvant difficilement en supporter plus sans lui sauter dessus, je cherche une échapatoire:
- Ca te dit de faire un peu de shopping?
- Où ça, ca manque un peu de magasins ici...
Elle suit mon regard, et je devine à son expression que mon idée lui plait. Après tout, nous rapportons toutes sortes de souvenirs, pourquoi pas un sextoy local? Au moment de régler l'addition, je remarque aux regards du serveur que je ne suis pas le seul à être insensible aux cuisses dénudées de ma femme.
Nous remontons l'avenue à la recherche d'une boutique sympa, pas trop glauque. Dans les vitrines, on trouve de tout, de la BD érotique au gode ceinture, en passant par la poupée gonflable. Nous trouvons finalement notre bonheur, une boutique affichant des sextoys glamours, un peu pornchics. Je laisse Sophie faire un peu le tour, je sais qu'elle aime bien choisir seul, et me plonge dans la lecture d'une BD osée. La boutique est quasi déserte, à l'exception du vendeur et d'un client qui observe les godes, grands modèles. Je remarque sans surprise, qu'assez vite, Sophie repère le rayon et s'y dirige. Alors qu'elle observe les modèles, je surprends l'homme, visiblement attiré par sa jupe courte, qui s'approche d'elle pour la draguer. Le pauvre ne sait pas qu'elle ne parle pas un mot d'anglais, il ne va pas être déçu. A ma grande surprise, celui-ci ce met à lui peloter le cul fermement. Sophie, un peu surprise (elle n'a pas du comprendre ce qu'il lui demandait) à un mouvement de surprise et me lance un regard interrogateur. Nous ne sommes pas du type exclusifs, nous avons souvent parlé d'échangisme mais jamais nous ne nous sommes donnés à des inconnus. La surprise passée, elle ne semble pas se débattre, je ne sais toujours pas quoi penser de cela quand à cet instant, l'homme surprend notre echange silencieux. Semblant comprendre que la belle blonde qu'il était en train de brancher n'est pas seule, il se retire tout penaud et sort du magasin. Moi qui commençait à imaginer ma femme se faire prendre dans l'une des cabines du sexshop sous mes yeux, je suis un peu déçu... Je m'approche d'elle:
- ça va?
- heu... oui.
- tu es sûre, tu as l'air troublée?
- c'est que... Je ne m'attendais pas à ma réaction. Ou plutôt mon manque de réaction. J'ai les cuisses trempées.
- t'aurais aimé qu'il te baise?
- Je crois oui.
A cet aveu, formulé à demi-mots, presqu'en un souffle, je sens ma verge tressaillir... Ainsi donc ma femme est de celles qui osent se donner à un inconnu. Je la savais ouverte d'esprit, très féline, mais pas à ce point. Moi qui fantasme de la voir s'offrir à un autre depuis longtemps, il me faut quelques temps pour digérer cette nouvelle. Je suis submergé de sentiments contradictoires...
Ma femme veut être traitée en salope et j'aime ça.
La suite et le cable car demain...