Le Concupiscent

Le coeur battant à tout rompre, je me dirige vers la porte de l'hotel. Chambre 103. C'est ce qu'ils ont dit. Je prie pour que ce ne soit pas encore un lapin mais d'un autre coté, une partie de moi serait presque soulagée de tout annuler au dernier moment. La crainte se mèle au désir et l'amplifie au fur et à mesure que mes pas me guident à travers les couloirs du bâtiment. La décoration est correcte pour un bas prix, la moquette est agréable sous mes pieds, j'imagine ce qu'elle pourra donner au frottement de mes genoux lorsque nous nous etreindront à même le sol... Bien vite, trop vite peut-être, la porte 103 se découpe au fond du couloir. J'approche, il n'est plus temps de faire demi-tour. Etrange comme la perspective de prendre son pied avec des inconnus peut être si excitante mais aussi angoissante.

Je frappe. La porte s'ouvre. Un homme apparait dans l'encadrure, le visage un peu hagard, visiblement tourmenté par les mêmes sentiments contradictoires que les miens. Je remarque tout de suite sa carrure et son regard. Il est plutôt bel homme. Un bref sourire, quelques paroles polies, je rentre. L'interieur de la chambre est plutôt restreint pour trois. La déco est luxueuse, toute de velours et de lumières tamisées. Mais ce n'est pas ce qui attire mon regard en premier lieu. La belle est là, assise. Elle me fixe de son regard félin du fond de la chambre. Etrangement, elle ne semble pas partager notre malaise, son corps respire la sensualité et couve un feu ardent qui m'impressionne autant qu'il me réchauffe. Je me surprends à la deshabiller du regard. Elle porte une jupe courte et fendue qui laisse entrevoir ses cuisses. Des bas devalent ses jambes. J'ai le vertige en contemplant le galbe de ses jambes, la courbure qu'elles prennent aux cuisses et aux hanches. Le creux de ses reins me fait chavirer mais ce sont ses yeux qui me perturbent le plus. Je sens, sous son regard, le feu qui couve. Ce feu qui se met à envahir mon bas ventre à sa vue. Elle a les cheveux dorés, contrastant légèrement avec la clarté de ses yeux marrons. Elle se lève doucement et je ne manque pas de profiter, l'espace d'une seconde, de la vue plongeante qu'elle m'offre sur sa gorge déployée. Elle s'approche vers moi et je reprends enfin le contrôle de moi-même.

Je la salue. Son Mari, immobile jusque là, fait les présentation. Cassandre, Hector, on aurait dit des dieux grecs. J'ai eu peu de temps pour le détailler en entrant. Maintenant que nous sommes seuls dans la chambre, je peux mieux remarquer comme il est bati. J'imagine son sexe à la bosse de son pantalon. Mon émoi doit être visible également... Je m'imagine me mettre à genoux devant lui et lui offrir ma bouche. Ses bras puissants attraperaient ma tête et me guideraient doucement mais fermement vers sa virilité. Son sexe dressé me fait bander terriblement. Je m'arrache à ses idées, il n'est pas encore temps de donner libre cours à mon imagination, je ne suis même pas sûr qu'il réponde bien à un contact intime avec un homme. Si ce n'est pas le cas, tant pis. J'aurai loupé une belle occasion mais je suis persuadé que le feu qui couve entre les cuisses de madame consommera tous nos appétits.
Je découvre le désir qui couve en moi en voyant ce beau couple réunit pour moi. Nous discutons un peu. Les paroles sonnent creux, nous ne pensons qu'à une seule chose, mais elles nous permettent de créer un lien, de nous rapprocher. Nous échangeons nos noms, puis quelques banalités sur le trajet. Je décide de ne pas tourner autour du pot et leur demande plus de détails sur leur vie sexuelle. Depuis quand libertinent-ils? Pourquoi? Qu'en attendent-ils? Je sais déjà tout cela mais j'observe, durant notre conversation. Leurs visages, leurs réactions, nous partageons, nous nous trouvons des points communs, nous nous rapprochons. Au bout d'un moment, je remarque que Cassandre s'impatiente. Nous nous sommes attisés, nos peurs se sont envolées avec ces paroles simples. Ne reste que le désir. Cassandre me jette un regard qui veut tout dire mais je devine sa timidité. Elle se tourne donc vers Hector et l'embrasse goulument. Je surprends son étonnement avant que sa fougue ne se libère. Il la serre fort contre elle tandis que leurs langues se nouent et se dénouent au grés de leur respiration. Je suis seul, observateur mais pas participant. Je suis comme un intrus mais un intrus accepté, désiré même. Je les regarde se caresser tendrement et sent mon sexe raide comme jamais. Cassandre commence a déboutonner le pantalon de son mari. Elle est à genoux devant lui, penchée en avant. Sa jupe se relève doucement et j'aperçois entre ses bas, son sexe. Elle ne porte rien d'autre que son porte-jaretelle, j'en ai le souffle coupé.

Je n'en peux plus de les regarder. Elle prend visiblement beaucoup de plaisir a maintenir le sexe d'hector dans sa bouche. Elle le ressort par moment pour glisser sa langue tentatrice sur son gland. Hector semble supplicié, il n'est plus qu'un sexe et du plaisir, pour lui plus rien n'éxiste déjà plus. Je l'envie. Je m'approche, mon sexe à la main, à coté d'Hector... La gourmande, prend nos deux sexes en main et nous masturbe, tendrement. Ses caresses, se font douces et précises, elle part bien de la base pour remonter au gland. Elle passe sa langue sur nos bourses tendues... Hector et moi sommes dans le même état de transe. Quelle femme! Elle parait s'amuser de notre état, je sens le pouvoir qu'elle a sur nous à ce moment... Le sexe faible... Elle nous soumet pourtant à sa volonté, elle décide du rythme et se joue de notre plaisir, nous amenant parfois à sa limite sans nous offrir la jouissance. Je n'ai qu'une envie maintenant, jouir en elle. Dans sa bouche chaude et humide. La belle a pourtant été claire, je me retiens donc. Arrive le moment ou le supplice atteint son paroxysme, je n'en peut plus et me libère sur elle. Ma semence asperge ses seins. Sa poitrine recouverte de ma jouissance ne fait que la rendre plus désirable, plus appetissante.Elle augmente encore son pouvoir d'attraction sur nous. Je me remets doucement du tremblement de terre qui a soulevé mon corps. La belle Cassandre est encore en train de sucer son homme. Celui-ci, plus habitué aux charmes de la belle lui résiste. Je suis impressionné... et tenté. Je m'approche d'elle et commence à lui caresser les seins.

Ils sont fermes et doux. Je l'embrasse, je sens sa langue suave rencontrer la mienne. Elles se mèlent doucement, puis avidement. La proximité du sexe d'Hector est encore plus tentante. C'est l'instant de vérité. Il pourrait refuser et je me dédierai à Cassandre. Mais je sens qu'il se moque dès lors de qui lui donne du plaisir, pourvu qu'il jouisse. Tandis que sa femme m'embrasse dans le cou et entreprend d'explorer mon corps de ses mains douces et expertes, je pose délicatement mes lèvre sur le gland d'Hector. Très vite, ma langue englobe son sexe, je l'avale goulument tandis qu'il tient fermement ma tête. Cassandre, un peu jalouse, revient à sa préoccupation première et nos langues entament une langoureuse danse sur le sexe de son homme. Celui-ci est au bord de la jouissances, nous sentons tous deux son sexe se secouer. Mais à chaque tressaillement, nous nous arrêtons, lui interdisant le plaisir. Nous ne faisons que retarder l'échéance, nous le savons. Bien vite, ses gémissements deviennent incontrolables, il nous exhorte à lui avaler goulument le sexe. Je sens un peu de sperme perler, je n'en suis que plus excité. Je n'ai jamais encore réalisé ce fantasme. Cassandre me laisse alors la place et m'observe goulument tandis que je reçois la décharge de son mari. Je garde la bouche ouverte pour qu'elle voit sa semence se répandre sur ma langue. Le liquide chaud et gluant, n'a pas mauvais gout même s'il ne me procure aucune sensation agréable. Je me sens par contre complètement soumis à cette homme qui a pris possession de ma bouche et à cette femme qui m'a observée tout du long, semblant jouïr de ma soumission. Sans que je ne l'ai remarquée, elle avait sorti l'appareil photo. Mon plaisir est décuplé de la voir ainsi me matter, voyeuriste qui prend son plaisir à distance, et mon acte à jamais immortalisé par la pellicule.

Nous reprenons tous trois difficilement notre souffle. La glace est irrémediablmement rompue, notre trinité s'est unie silencieusement durant cette étreinte. Pour toute cette nuit encore, nous ne serons plus trois inconnus mais trois amants, rien d'autres.

J'ai encore beaucoup d'autres envies et je sens dans leur regard la réciprocité de leur désir. Mais les prochaines minutes seront dédiées au repos. Nos corps lovés les uns contre les autres sont enchevetrés. Nous ne sommes pas entièrement nus, Cassandre sait l'effet qu'elle me fait en gardant ses bas. Je me surprends à penser à la suite de la soirée. Au sexe de Cassandre, qui attends que notre répis cesse. Je désire tellement y poser mes mains, y faire glisser ma langue tendrement tandis que mes doigts exploreraient son intimité. Je sais que mon sexe n'aura pas ce plaisir mais je me plais à l'imaginer quand même. Je vivrai ce plaisir par procuration, en regardant Hector prendre fermement possession de son corps. J'imaginerai la sensation de sa mouille chaude, de son sexe moite de désir qui englobe mon sexe. Je veux la voir attendre les coups de reins de son mari avec avidité. Je veux qu'elle désire de tout son être sentir sa chibre l'emplir complètement, comme si tout son corps n'avais qu'un seul but, recevoir l'amour de son mari. J'ai envie de me caresser rien qu'à l'idée de les regarde faire l'amour devant moi. Ses coups de rein seront puissants, je me surprends à espérer être à la place de Cassandre, lui offrir mon cul, tandis qu'elle me sucerait. Mais ce serait probablement aller trop loin pour une première fois. Alors je m'imagine donner du plaisir à Cassandre par mes caresses et mes baisers pendant leur union.

Le repis est de courte durée car Cassandre, sur sa faim, remue déjà et vient délicatement approcher son sexe de mon visage. Je devine à la lueur de ses yeux ce qu'elle attend de moi. Je cherche dans le regard d'Hector son assentiment et ce que j'y trouve me surprend: Il semble n'attendre que cela, de me voir posséder sa femme comme elle nous à posséder. D'observer son visage à elle transfiguré par la jouissance... Il ne pourra s'empêcher de m'accompagner, je le sais et il me semble que Cassandre, avide, n'attends que cela. La soirée promet d'être chaude.

Et pourtant, nous avons encore toute la nuit devant nous...

Lun 16 mai 2011 Aucun commentaire